Du 29 juin au 09 juillet, la compagnie Filigrane 111 était en résidence au Théâtre de l’Aventure pour développer leur nouvelle création L’Art de perdre, adaptation de l’œuvre d’Alice Zeniter. Épopée familiale entre l’Algérie et la France, le roman traverse trois générations, trois époques, ce qui représente un véritable défi d’adaptation.

Pour se faire, l’équipe suit une ligne directrice. « Le but, c’est de faire comme si on rentrait dans le livre vivant. On veut retranscrire ce qu’on peut être, nous, lecteurs, face à ce roman quand notre imaginaire travaille. », explique Céline Dupuis, initiatrice du projet. Le trio qu’elle forme autour de la conception avec Cyril Brisse et Franck Renaud décide alors de raconter cette histoire par le biais de plusieurs médias que Céline qualifie de « portes de l’imaginaire ». La lumière, le son, le film, le roman en lui-même, les dialogues et le théâtre-récit s’entremêlent. « On fait un va-et-vient entre la vidéo, la musique, le son et la voix en direct, parfois traitée en radio et parfois traitée en théâtre pur », souligne Cyril Brisse, le metteur en scène.

Mais la pièce ne repose pas uniquement sur le texte d’Alice Zeniter. L’équipe est allée à la rencontre de plusieurs familles d’immigrés d’origine algérienne pour recueillir leurs témoignages. Des extraits de ces vidéos feront partie de la pièce. « On essaie de les intégrer comme un écho, comme une résonance de ce que viennent de traverser les personnages », raconte Céline. Les inserts documentaires s’inscrivent donc dans le prolongement de l’histoire, dans une fluidité du récit qui fut l’objet d’un long travail. « Tout préexiste, ce qu’on fait c’est trouver le rythme, la fluidité, l’emboîtement des choses […] tout en respectant la façon dont Alice Zeniter a construit son roman. », conclut Cyril.

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